vendredi 28 décembre 2007
Une vie de chien
J'aime les chiens et j'aime les photographier au hasard des rencontres. Pour les amateurs je leur signale un bouquin très sympa "Dogs" chez Phaidon. Des photos d'anonymes, "que des chiens" comme le titre l'indique, rassemblées par une collectionneuse (c'est par ici).
Sinon il y a l'incontournable Elliott Erwitt (allez voir son portefolio sur le site de l'agence Magnum). Il a photgraphié les chiens sous toutes les coutures, ou plutôt sous tous les angles, dans des situations tendres ou cocasses.
Si vous en voulez encore il y a aussi le travail de Michel Vanden Eeckhoudt. Un petit article et quelques photos par ici.
Et là ce sont les miennes :

lundi 24 décembre 2007
Joyeux Noël !
Joyeux Noël à tous et à toutes, aux fidèles qui visitent régulièrement mon blog et aux internautes de passage. Très bonne soirée à vous, plein de belles et de bonnes choses.
vendredi 21 décembre 2007
Michèle Le Braz, l'oeil indompté !
Pourquoi faut-il ranger les gens dans des petites cases et leur apposer une étiquette ? S'agit-il d'une sorte de classification rassurante censée susciter un mode de réflexion prédéfini ou une volonté d'enfermer les artistes dans des récipients étanches ?
Est-ce si difficile de lire entre les lignes ? De voir des symboles qui de toute évidence sautent aux yeux ? De réfléchir une microseconde sur l'intention de l'auteure ?
Ces phrases de préambule ne sont pas anodines, cela va sans dire. Je souhaite mettre en lumière le travail d'une photographe sensible et intelligente. Une femme qui s'est sentie portée par la puissance des chevaux de trait, figures titanesque nées du granit, porte- paroles de sa part de sauvage, de son désir de liberté. Ses chevaux du bout du monde sont censés provoquer chez celui qui les regarde un réflexe de communion avec la nature, attiser notre sentiment d'appartenance à la Terre. Nous sommes loin d'un catalogue d'images surannées supposées nous rappeler un autre temps; loin aussi de l'inventaire d'un photographe animalier.
Regard sur soies est sans doute son travail le plus bouleversant, le plus intime, le plus abouti aussi. Rompue à la lecture du clair obscur, elle s'est intéressée aux laissés pour compte, aux oubliés, aux sacrifiés, à ceux qui souffrent en silence victimes d'un destin programmé. Ses cochons sont un miroir tendu, d'autres nous-mêmes sacrifiés à notre survie. Indignes de notre compassion, ils n'ont d'autre choix que d'accepter le sort misérable que nous leur réservons. Bref, le sort que l'on réserve aux faibles !
il y eut ensuite la robe abandonnée, mélange subtil de la femme et du cheval, des courbes et des textures. A fleur de peau, à fleur de poil, Michèle Le Braz nous livre une variation sur le thème des origines. De résonances subtiles en improvisations inspirées, cette ballade à deux temps est un enchantement.
Je sais qu'elle est tenace. Que sa démarche est sincère et son oeil indomptable. Néanmoins il est parfois nécessaire de remettre les points sur les i. Enfermer c'est réduire et réduire c'est se priver de la liberté de penser.
Je vous conseille vivement d'aller jeter un coup d'oeil sur son site
dimanche 9 décembre 2007
Avis de tempête !
Il fait un temps à ne pas mettre un chien dehors... un photographe ? Il faut voir.


lundi 3 décembre 2007
Philippe Erard, un rêveur impénitent
Elles peuplent notre imaginaire depuis la nuit des temps mais rares sont ceux qui les ont rencontrées. Homère, le père de l'Iliade et de l'Odyssée, les repousse aux limites du monde connu, insiste sur l'envoûtement de leurs chants. Elles incarnent la métaphore de la connaissance.
Au 19 ème siècle, le romantisme s'empare à son tour de ses filles de la mer et revisite le mythe. En 1837, nait, sous la plume de Hans Christian Andersen une innocente jeune fille fragile et amoureuse. Il écrit : "Mais réfléchis, dit la sorcière, si tu prends une forme humaine, jamais plus tu ne redeviendras une sirène. Si tu ne conquiers pas le coeur d'un prince, tu n'auras jamais une âme éternelle. La première nuit après qu'il a épousé une autre femme, ton coeur se brisera et tu seras absorbée par l'écume de la mer."
Simple mortel avec un appareil photo pour tout bagage, Philippe Erard a traversé le miroir. Au gré de ses pérégrinations il a rencontré les sirènes nées de l'écume de la mer d'Iroise. L'histoire ne dit pas s'il les a apprivoisées...mais elles l'ont laissé capturer leur image. Si vous voulez les voir vous aussi, l'album est ici.
Le très beau texte qu'il leur a consacré est là.
Enfin, si vous êtes à Brest ou dans la région, il les expose jusqu'au 28 janvier 2008, 4, rue Colonel Picot, place de la Tour d'Auvergne. 