vendredi 23 novembre 2007
Balades nocturnes
Je poursuis mes pérégrinations nocturnes. Brest by night. Part two.
samedi 17 novembre 2007
Le cinéma fixe !
Faire un choix, dit-on c'est se priver de tous les autres. La preuve par l'exemple :
vendredi 16 novembre 2007
Lisette Model
Après avoir étudié l’œuvre de Diane Arbus, il est difficile de faire l’impasse sur celle de Lisette Model. Premièrement parce que Diane suivi ses cours à la California School of fine art de San Francisco. Deuxièmement parce que leurs œuvres révèlent des similitudes quant au choix des sujets.
Lisette Model, naît en 1906 dans une famille juive, riche et cultivée. Si sa première vocation semble être la musique, elle s’en détourne après s’être liée d’amitié avec Rogi André, la première femme d’André Kertesz. Celle ci l’encourage à photographier les sujets qui la passionnent vraiment.
En 1926, après la mort de son père, elle quitte son Autriche natale pour s’installer en France avec sa sœur et sa mère. A Paris, elle se familiarise avec les œuvres de Brassaï, Kertesz, Aget, John Heartfield.
En 1934, elle réalise à Nice, son premier reportage remarqué : Portraits de touristes fortunés sur la Promenade des Anglais. Sa vision est sans concession, anti-conventionnelle. Elle saisit une image accablante de l’oisiveté de la haute bourgeoisie décadente.
En 1938, elle s’installe à
New York, rencontre Ralph Steiner alors directeur artistique du magazine P.M.’s
Weekly, fervent admirateur de son travail. Ce sera le début de sa carrière.
Ensuite, elle va explorer
New York avec des séries comme « reflets » sur les rues et les
vitrines et « Au pas de course ». Elle photographiera des événements dans des endroits publics :
hôtels, bars, restaurants, la boîte de jazz « chez Nick ».
En 1947, la période est empreinte
de suspicion, conséquence de la guerre froide. Du coup, en ces temps de conservatisme exacerbé les photographies de Lisette Model ne sont plus au goût du jour, elles dérangent.
Pour vivre, elle commence
alors à enseigner.
Quelques uns de ses élèves les plus connus : Larry Fink, Rosalind Solomon, Lynn Davis, Bruce Weber et Diane Arbus.
On a souvent dit que
l’enseignement avait mis un terme à sa créativité. Constat erroné à la lecture
des œuvres qu’elle a réalisées parallèlement. Pour exemple son reportage
intitulé : « Ladies home journal » sur le divorce tel qu’on le
pratiquait à Reno. Lisette Model a
saisit le portrait de femmes insatisfaites, mal dans leur peau, fragiles et mis
en lumière une nouvelle réalité sociale qui s’apparente au travail de Robert
Frank « The Americans ».
La « culture
jazz » a aussi été l’un de ses thèmes de prédilection. Elle avouait avoir
toujours été attirée par le puissance de la musique Afro-Américaine. L’une de
ses photos les plus célèbre est le portrait poignant de Billy Holiday dans son
cercueil.
Maintenant laissons parler
Lisette :
« - Photographier sur
le vif est ce que j’aime par dessus tout. Ce genre de photo est de loin celui
qui se rapproche le plus de la vérité. Un instantané peut paraître mal
construit, imparfait mais c’est ce qui fait son originalité et son intérêt.
L’image n’est pas pure, elle n’est pas ni bien composée, ni bien faite. Elle
n’est pas pensée. Pourtant de ce désordre, e cette ignorance, jaillissent une
immense vitalité et l’expression même de la vie. »
« - je ne veux rien
prouver avec mes images. Ce sont les images qui me prouvent quelque chose...
Mon outil pour explorer le monde, c'est l'art d'une fraction de seconde. »
« -Nous ne sous contentons pas de photographier
ce que nous connaissons. Nous photographions aussi ce que nous ne connaissons
pas. »
« - l’objectif est un instrument de
détection. »
« - Quand je braque mon objectif sur quelque
chose, je pose une question et la photo me donne parfois une réponse…autrement
dit je ne cherche rien à prouver. C’est moi qui reçois une leçon. "
Quelle influence Lisette
Model a t’elle eue sur Diane Arbus ? Difficile d’y répondre avec précision.
Il est certain que les deux femmes partageaient un goût commun pour l’étrange,
la différence. Mais enfant déjà, Diane Arbus se sentait attirée par
l’extraordinaire au sens premier du terme. Dans le métro, avec ses copines,
elle suivait des gens bizarres qui la fascinaient. Même attraction pour les
exhibitionnistes qui exerçaient sur elle une étrange fascination mêlée d’un
terreur indicible.
Lisette Model avait pour
coutume de dire à ses élèves : »- Ne prenez rien tant que le sujet ne
vous donne pas un coup de poing au ventre. »
Il est probable que Lisette Model permit à Diane Arbus de s’affranchir des retenues qui l’empêchaient encore de franchir certaines limites. Model aimait pousser ses élèves dans leurs retranchements, les forcer à chercher en eux-même ce qu’ils voulaient exprimer. Diane Arbus lui dit un jour : « -je veux photographier le mal. » Ce à quoi Model répondit : « - Qu’il s’agisse du mal ou d’autre chose, si tu ne photographies pas ce que tu dois, tu ne photographieras jamais rien. »
Si vous voulez en savoir plus sur Lisette Model c'est : ici.
samedi 10 novembre 2007
Brest by night.
Tout est dans le titre : no comment !
dimanche 4 novembre 2007
New York, New York !
Je suis en train de scanner des tirages noir et blancs. Je profite donc de l'occasion pour mettre quelques images en ligne.
















