This is the end, my friend.
Cela fait un moment que je délaisse ce malheureux blog. Mea culpa ! Mais canalblog n'est plus ce qu'il était. Aujourd'hui les annonces googles envahissent les bas de pages, heurtant l'oeil du lecteur et mon sens de l'esthétique. Je vais donc prochainement fermer ce blog et aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte. Je conserverai peut être certains articles...une bonne occasion de aire le ménage de printemps. Merci à ceux et à celles qui m'ont rendu visite et à bientôt pour de nouvelles aventures.
Nouveau blog...cinéma
Quand on aime l'image on aime la photo...mais parfois aussi le cinéma. Une autre de mes passions. Voici donc un lien vers le petit dernier né...il fait ses premiers pas !
Son titre : UN TRAMWAY NOMME CINEMA.
C'est par ici : http://untramwaynommecinema.blogspot.com/
New York, New York !
Quelques photos de New York...lors d'un voyage récent. Enjoy as they say over there !
Est-ce utile de rappeler que ces photos ne sont pas libres de droits ? Au cas où, elles ne le sont pas et restent la propriété de leur auteur.
La photographie américaine des années 70
Je vous ai promis un topo sur le sujet...et Dieu sait que le sujet est vaste ! Je me limiterai donc à mettre en lumière l'expo de la BNF qui a fait un travail remarquable en sortant de ses cartons des images connues de tous ou presque et d'autres qui le sont nettement moins.
Dans les années 70 la photographie prend un réel envol aux États-Unis, très vite elle entre dans les musées et dans les universités. Les photographes explorent le réel avec une nouvelle liberté et s'affranchissent d'un héritage technique trop rigide. Ils n'hésitent pas à emprunter le langage de l'amateur, snapshoot, cadrages plus approximatifs, photo instantanée (C'est la grande époque du Polaroid !). La photo y gagne un nouveau souffle. C'est la naissance de la Street photography, la rue devient un terrain de jeu et d'expérimentations illimité.
Histoire d'en savoir un peu plus quelques liens. Je reprends volontairement le sommaire du livre de l'expo édité par la BNF.
- Les précurseurs : - Walker Evans (le pionnier de la photo documentaire). En ce moment la Fondation Cartier Bresson propose une expo qui met en parallèle son travail et celui d'HCB, pour en savoir plus c'est ici.
- Louis Faurer. (Cette citation en dit long sur lui. A vos dicos !)
My eyes search for people who are grateful for life, people who forgive and whose doubts have been removed, who understand the truth, whose enduring spirit is bathed by such piercing white light as to provide their present and future with hope.
— Louis Faurer, October 2, 1979
- Diane Arbus (je vous laisse fouiller dans mon blog, je lui ai consacré un article il y a quelques mois.)
- Les rues : - Leonard Freed : Allez faire un tour sur le site de l'Agence Magnum.
Freed était un représentant de ce que l'on appelle la "concerned photography", la photographie engagée. Il s'est notamment intéressé à la condition des noirs aux États-Unis et a réalisé un travail remarquable sur la police de New-York.
Je m'arrête là pour aujourd'hui. Chaque photographe mériterait un article à lui tout seul. Je reviens tout bientôt pour la suite !
Le mois de la photo !
Je n'ai jamais été capable de tenir un journal. Force est de constater que j'ai les mêmes difficultés à alimenter mon blog régulièrement. Je pourrai invoquer 3 milliards de raisons mais est-ce bien nécessaire de me justifier ? Quelques mots aujourd'hui, donc sans promesse de lendemain mais toujours avec le même plaisir de partager avec vous mes photos ou mes découvertes du moment.
Je me suis plongée dans le dernier "Connaissance des Arts" Photo et je vous conseille vivement d'en faire autant. Au sommaire le mois de la photo. Chanceux parisiens comme je vous envie !
- Un portefolio Sarah Moon à l'occasion de son expo. à la galerie Camera Obscura.
Des images qui nous plongent instantanément dans un univers parallèle. Allers et retours entre rêve et réalité. Merveilleux voyage dont on revient ébloui.
"Je reprends a nouveau et encore, le compte à rebours perdu d’avance,
mes 125e de seconde ne feront jamais une heure. Les mots déjà dits résonnent dans ma tête, les phrases sont toutes
faites, alors je me souviens, par bribes et en vrac, de ce qui ne s’est pas encore effacé." Sarah Moon. …


Son exposition s'accompagne de la sortie d'un livre, à moins que ce ne soit l'inverse. Bref il s'agit de cinq volumes présentés dans un coffret. Pour en savoir plus un lien vers les éditions Delpire.
Commme je l'écrivais précédemment le mois de la photo est riche en événements. Pour preuve cette exposition à le BNF :"L'Amérique des années 70". Comme c'est un sujet qui me passionne je vais tacher d'en savoir plus. Je reviens vite avec un petit topo sur le sujet, c'est promis.
Huelgoat et l'imaginaire Arthurien.
Je profite de la sortie du dernier hors série de Bretagne magazine "la légende du Roi Arthur" pour vous emmener dans la forêt d'Huelgoat. Inutile, à l'heure où le prix du pétrole s'envole, de s'offrir un voyage à l'autre bout du monde pour rêver. Une balade de quelques heures sur cette terre armoricaine vaut bien d'autres destinations. Huelgoat, terre fertile pour l'imaginaire,riche de légendes, chaos de roches impressionnants. Ici,les ombres se faufilent entre les masses rocailleuses, des silhouettes se campent au détour d'un chemin. L'eau soumise aux caprices du minéral se fait rêveuse ou menaçante.
A l'ombre des grands chênes, le courant démêlent les cheveux verts des ondines. Au pays des légendes, le temps n'existe plus...chut ! Laissons parler les arbres !

"Tout le monde s'en va" de Wendy Guerra
On entre dans le journal de Wendy Guerra comme on entre en enfance, sur la pointe des pieds, mal assuré. Bien vite l’écho de la voix de la petite fille résonne en nous, nous accompagne. Nous explorons à ses côtés un univers inconnu, celui de Cuba, l’île aux silences. Wendy Guerra dira à ce propos : « à Cuba, le silence peut être répression, peur, douleur ».
Son journal, son refuge, ploie sous les questions sans réponse, les larmes et le poids de l’injustice. Enfant jetée trop tôt dans un monde d’adulte qu’elle interprète à sa façon avec le peu d’outils dont elle dispose et qu’elle déforme sans doute quand la réalité lui échappe.
Adolescente prisonnière comme le papillon qui bute sans cesse contre la vitre alors que d’autres s’envolent vers la liberté. Elle s’éveille à l’art et à l’amour. L’écriture témoigne avec précision, s’épanouie, exulte. Si le temps qui passe nous donne à voir la naissance d’une femme, en parallèle se profile celle de l’écrivain qui se libère des hésitations de l’enfance.
Cuba, quatre lettres qui tombent comme un couperet, qui nourrissent inévitablement le fantasme de l’ailleurs, le désir de fuir. La chute du Mur a mis fin à l’idéal communiste et nombre de Cubains se réfugient dans l’art pour fuir une réalité très dure. « Je vis dans un pays où la solitude est un bonheur car on vit dans le collectif » affirme Wendy Guerra. Peut on imaginer quand on vit librement que l’exclusion volontaire est un bien inestimable pour d’autres ?
Pour finir, quelques lignes de Wendy :
« La lecture de mes journaux d’enfance et d’adolescence a représenté un voyage vers la douleur. Elle m’a retournée comme un gant, mais à l’intérieur du gant j’ai découvert la soie, celle que je n’avais jamais remarquée parce que je m’étais contentée de tanner le cuir en surface pour supporter les coups de ces dernières années. » (Tout le monde s’en va P.10)
Pour en savoir plus jetez un coup d'œil ici ou là.
Bonne lecture !
Ouessant...une île entre le ciel et l'eau !
La traversée anticipe le dépaysement. Quitter le continent c'est se quitter soi-même, laisser ses habitudes en plan sans autre forme d'explication.
Sur le bateau la foule compacte repousse l'image de l'étendue insulaire. Avides d'océan et d'air salé les passagers s'entassent sur le pont extérieur pour goûter plus vite la promesse de Molène ou d'Ouessant. Je vais et je viens du pont inférieur au supérieur pour happer moi aussi du salin sur le bout de mes lèvres. 
Bientôt le brouillard nous enveloppe, gomme l'horizon, suggère un autre temps. L'humidité pèse de tout son poids, prévient qu'ici, elle règne sans partage n'en déplaise à la corne de brume qui s'égosille depuis la terre ferme. le bateau fend l'écume, imperturbable. Je m'attends à tout instant à voir surgir "Le Caleuche", le bateau fantôme de l'île de Chiloé. Dans mon sac à dos le merveilleux livre de Francisco Coloane "Le sillage de la baleine". Quoi de plus naturel que de nourrir son imaginaire d'une autre île, d'un autre voyage. De faire corps et esprit avec l'intermède insulaire.
Au loin, un lavis ocre et bleu annonce la fin du rêve.
Lampaul concentre le passé et le présent, l'immuable et l'éphémère, la dureté du granit et le superficiel en quête de dépaysement.
Progression sitôt entamée, sitôt interrompue. P'tit Louis, marin au long court en mal d'échanges humains saisit l'attente comme une invitation. En un quart d'heure il nous fait faire le tour du monde. Ouessant se métamorphose au fil de son récit. Des grands lacs québécois au Chili de Pinochet. De la côte africaine aux confins de la Russie, le vieux évoque cent détails et truffe d'anecdotes le catalogue de son existence. Le ton est savoureux, le vocabulaire coloré comme le plumage d'oiseaux amazoniens.
Bientôt la côte su Stiff s'étire sous nos pas...
... sauvage, déserte, émergence rocheuse sous l'herbe ronde et grasse.
Depuis des millénaires les vagues se brisent sur ces côtes déchirées, obstinées, elles ont choisi la mort violente. La noblesse à la paresse d'une agonie sur le sable. Sans doute rêvent-elles d'engloutir un jour cette excroissance granitique poussée là par on ne sait quel caprice.

Souvenirs d'Espagne.
Une page de mon journal, lourde de soleil pour hâter la venue des rayons printaniers.
La Bretagne et l'imaginaire.
La Bretagne, terre celtique, offre au voyageur une part de rêve. A celui qui sait prendre son temps, elle livre des secrets millénaires. Rien d'extravagant ni de tape à l'œil, ce serait mal la connaître mais des silences aux multiples interprétations et des légendes blotties au creux de blocs granitiques.













