vendredi 18 juillet 2008
Huelgoat et l'imaginaire Arthurien.
Je profite de la sortie du dernier hors série de Bretagne magazine "la légende du Roi Arthur" pour vous emmener dans la forêt d'Huelgoat. Inutile, à l'heure où le prix du pétrole s'envole, de s'offrir un voyage à l'autre bout du monde pour rêver. Une balade de quelques heures sur cette terre armoricaine vaut bien d'autres destinations. Huelgoat, terre fertile pour l'imaginaire,riche de légendes, chaos de roches impressionnants. Ici,les ombres se faufilent entre les masses rocailleuses, des silhouettes se campent au détour d'un chemin. L'eau soumise aux caprices du minéral se fait rêveuse ou menaçante.
A l'ombre des grands chênes, le courant démêlent les cheveux verts des ondines. Au pays des légendes, le temps n'existe plus...chut ! Laissons parler les arbres !

mercredi 21 mai 2008
"Tout le monde s'en va" de Wendy Guerra
On entre dans le journal de Wendy Guerra comme on entre en enfance, sur la pointe des pieds, mal assuré. Bien vite l’écho de la voix de la petite fille résonne en nous, nous accompagne. Nous explorons à ses côtés un univers inconnu, celui de Cuba, l’île aux silences. Wendy Guerra dira à ce propos : « à Cuba, le silence peut être répression, peur, douleur ».
Son journal, son refuge, ploie sous les questions sans réponse, les larmes et le poids de l’injustice. Enfant jetée trop tôt dans un monde d’adulte qu’elle interprète à sa façon avec le peu d’outils dont elle dispose et qu’elle déforme sans doute quand la réalité lui échappe.
Adolescente prisonnière comme le papillon qui bute sans cesse contre la vitre alors que d’autres s’envolent vers la liberté. Elle s’éveille à l’art et à l’amour. L’écriture témoigne avec précision, s’épanouie, exulte. Si le temps qui passe nous donne à voir la naissance d’une femme, en parallèle se profile celle de l’écrivain qui se libère des hésitations de l’enfance.
Cuba, quatre lettres qui tombent comme un couperet, qui nourrissent inévitablement le fantasme de l’ailleurs, le désir de fuir. La chute du Mur a mis fin à l’idéal communiste et nombre de Cubains se réfugient dans l’art pour fuir une réalité très dure. « Je vis dans un pays où la solitude est un bonheur car on vit dans le collectif » affirme Wendy Guerra. Peut on imaginer quand on vit librement que l’exclusion volontaire est un bien inestimable pour d’autres ?
Pour finir, quelques lignes de Wendy :
« La lecture de mes journaux d’enfance et d’adolescence a représenté un voyage vers la douleur. Elle m’a retournée comme un gant, mais à l’intérieur du gant j’ai découvert la soie, celle que je n’avais jamais remarquée parce que je m’étais contentée de tanner le cuir en surface pour supporter les coups de ces dernières années. » (Tout le monde s’en va P.10)
Pour en savoir plus jetez un coup d'œil ici ou là.
Bonne lecture !
lundi 12 mai 2008
Ouessant...une île entre le ciel et l'eau !
La traversée anticipe le dépaysement. Quitter le continent c'est se quitter soi-même, laisser ses habitudes en plan sans autre forme d'explication.
Sur le bateau la foule compacte repousse l'image de l'étendue insulaire. Avides d'océan et d'air salé les passagers s'entassent sur le pont extérieur pour goûter plus vite la promesse de Molène ou d'Ouessant. Je vais et je viens du pont inférieur au supérieur pour happer moi aussi du salin sur le bout de mes lèvres. 
Bientôt le brouillard nous enveloppe, gomme l'horizon, suggère un autre temps. L'humidité pèse de tout son poids, prévient qu'ici, elle règne sans partage n'en déplaise à la corne de brume qui s'égosille depuis la terre ferme. le bateau fend l'écume, imperturbable. Je m'attends à tout instant à voir surgir "Le Caleuche", le bateau fantôme de l'île de Chiloé. Dans mon sac à dos le merveilleux livre de Francisco Coloane "Le sillage de la baleine". Quoi de plus naturel que de nourrir son imaginaire d'une autre île, d'un autre voyage. De faire corps et esprit avec l'intermède insulaire.
Au loin, un lavis ocre et bleu annonce la fin du rêve.
Lampaul concentre le passé et le présent, l'immuable et l'éphémère, la dureté du granit et le superficiel en quête de dépaysement.
Progression sitôt entamée, sitôt interrompue. P'tit Louis, marin au long court en mal d'échanges humains saisit l'attente comme une invitation. En un quart d'heure il nous fait faire le tour du monde. Ouessant se métamorphose au fil de son récit. Des grands lacs québécois au Chili de Pinochet. De la côte africaine aux confins de la Russie, le vieux évoque cent détails et truffe d'anecdotes le catalogue de son existence. Le ton est savoureux, le vocabulaire coloré comme le plumage d'oiseaux amazoniens.
Bientôt la côte su Stiff s'étire sous nos pas...
... sauvage, déserte, émergence rocheuse sous l'herbe ronde et grasse.
Depuis des millénaires les vagues se brisent sur ces côtes déchirées, obstinées, elles ont choisi la mort violente. La noblesse à la paresse d'une agonie sur le sable. Sans doute rêvent-elles d'engloutir un jour cette excroissance granitique poussée là par on ne sait quel caprice.

mardi 22 avril 2008
Souvenirs d'Espagne.
Une page de mon journal, lourde de soleil pour hâter la venue des rayons printaniers.
mercredi 16 avril 2008
La Bretagne et l'imaginaire.
La Bretagne, terre celtique, offre au voyageur une part de rêve. A celui qui sait prendre son temps, elle livre des secrets millénaires. Rien d'extravagant ni de tape à l'œil, ce serait mal la connaître mais des silences aux multiples interprétations et des légendes blotties au creux de blocs granitiques.
jeudi 3 avril 2008
Créativité quand tu nous tiens !
Je n'ai pas trop le temps de lire en ce moment ni de vous faire de beaux articles sur tel ou tel photographe. Néanmoins j'expérimente certaines techniques sous Photoshop pour sortir un peu de ces images lisses et sans âme que l'on voit un peu partout sur Internet. La photo ce n'est pas seulement appuyer sur le déclencheur c'est aussi une interprétation, une part de soi-même, de son imaginaire. Voici quelques exemples de photos auxquelles j'ai appliqué une texture. Je suis partie de négatifs noir et blanc scannés, j'ai appliqué une texture neutre ou colorée et ajouté un filtre sépia dans certains cas.
vendredi 7 mars 2008
Incursion souterraine
Après Brest "by night" Paris "underground" !
jeudi 6 mars 2008
Brest by night Part Three
Une dernière série sur Brest de nuit. J'ai pris ces photos au cours de l'hiver et comme le printemps approche je crois qu'il est temps de clore ce chapitre.


lundi 25 février 2008
The street photography : Saul Leiter
En ce moment et jusqu'au 13 Avril, la Fondation Cartier Bresson présente le travail de Saul Leiter. A 23 ans il quitte Pittsburgh pour New York. Son rêve : devenir peintre. Cependant, sous l'influence d'amis, il commencera à s'intéresser à la photographie. C'est une exposition de Cartier Bresson au MOMA qui le décidera à franchir le pas. Il va devenir photographe de mode et réaliser parallèlement des images en flânant dans les rues de New York.
De ses images se dégagent une spontanéité et une magie rare. Je pense notamment à ses clichès de la "Grande Pomme" sous la neige où aux reflets qui suggèrent un autre monde.
Voici quelques unes de ses photographies :



On trouve de nombreuses ressources sur la toile, grâce à l'expo. Voici quelques liens utiles pour ceux qui veulent en savoir plus :
La Fondation Cartier Bresson
Le dossier de presse de la même Fondation
Un article du Monde
Autrement la collection "photo Poche" Actes Sud vient de lui consacrer un titre, c'est le numéro 113 et c'est très bien fait !
samedi 9 février 2008
Pointe de Crozon - Camaret
Voici une petite série de photos réalisée en ce début d'année sur la pointe de Crozon; dans le petit port de Camaret plus exactement.
Boîtier : Yashica 124 G
Pellicule : Fuji Pro 400 H
Après avoir scanné le négatif j'ai appliqué un filtre sépia à toutes les images, et revu, dans certains cas la saturation des couleurs.
Cette petite série n'a pas pour prétention de refléter la réalité, seulement de refléter l'émotion d'un moment avec toute la subjectivité de son auteure.

















